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Cahier n°82 “Éducation et bien commun” de M. Boyancé

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Article extrait du Cahier de l’IPC n°82 de juin 2015

L’individualisme et la liberté prônés par les sociétés démocratiques font de l’individu lui-même la fin de l’éducation. Il en résulte un narcissisme dont l’issue est souvent la violence sur l’autre, considéré comme un moyen. Pour contrer cet individualisme, le recours au personnalisme de Mounier peut sembler bénéfique. La personne étant définie comme être de relation, ne peut jamais être considérée comme un objet. Mais en faisant des valeurs, et non du bien, le but de la personne, on ne peut éviter de retomber dans le subjectivisme. Maritain, en cherchant à connaître, à la suite d’Aristote, la nature de la personne humaine et le bien qui lui correspond, évite ce piège. Mais le bien de la personne est alors le premier but de l’éducation. Saint Thomas affirme quant à lui la primauté du bien commun, qui permet à chacun, en tant qu’être en relation, de réaliser son propre bien au sein de la communauté à laquelle il appartient. Considérée ainsi, chaque personne est le moyen, au sens où elle se met « au service de », du bien commun. C’est ainsi que le but de l’éducation doit être la recherche du bien commun.

Michel Boyancé, docteur en philosophie, est doyen de l’IPC. Auteur de plusieurs ouvrages, il a publié notamment Masculin, féminin, quel avenir ?, Paris, Mame-Édifa, coll. « Matières à penser », 2007, et Hommes, femmes, entre identités et différences, Paris, PUIPC, 2013.

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