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Cahier n°82 “Le leurre du corps-machine” de B. Mathonat

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Description

Article extrait du Cahier de l’IPC n°82 de juin 2015

Les progrès médicaux entérinent-ils la théorie du « corps-machine », réparable, augmentable, transformable ? Les rapports nature/art pourraient le laisser penser : l’art imitant la nature, celle-ci semble pouvoir être à son tour considérée comme une machine. Mais les productions de l’art n’expriment que des changements accidentels, là où parler de nature renvoie à l’ordre de l’être et à un principe intrinsèque. L’oubli de la forme substantielle a entraîné l’idée que la santé n’est que le résultat d’une bonne disposition d’organes en bon état, comme une mécanique bien huilée. La tentation peut alors venir d’obtenir par la technique une fin qui outrepasse celle de la nature et se substitue à elle. Où arrêter le désir de performance transhumaniste ? Considérer le corps comme un outil, une possession du sujet, nie l’unité substantielle de l’être, matière et forme, corps et âme. L’art du médecin doit aider à la conservation de la disposition naturelle à la forme substantielle, mais ne peut la remplacer. En outre, c’est oublier que la matière n’est pas indéterminée mais par nature ordonnée à une seule forme, et par là, sujette à l’altération et à la corruption.

Bénédicte Mathonat, docteur en philosophie, est professeur en Philosophie de l’homme et en Métaphysique à l’IPC.

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