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Cahier n°79 “La raison du sensible chez Platon” de G. de Chefdebien

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Description

La pensée de Platon est souvent présentée comme un dualisme stérile adossé à l’opposition entre le monde sensible et le monde intelligible. Si, en effet, la question de la séparation a semblé s’imposer à l’auteur du Phédon, elle apparaît comme une difficulté à résoudre dans Le Parménide et Le Sophiste, entre autres. Loin de nier la réalité du sensible, Platon, notamment dans le Timée, s’efforce d’en définir les fondements. L’Idée en est un puisqu’elle permet de connaître ce qui spécifie la chose en tant que telle, le réceptacle (χώρα) en est un autre dans la mesure où tout être tangible réclame une matière : support informe, apte à devenir toute chose. L’enjeu est important puisqu’il s’agit de ne pas laisser aux sophistes un domaine qu’ils réclament de droit : celui de la mondanité. Platon n’a jamais caché ses projets de réformes politiques, or le gouvernement des hommes ne s’exerce pas dans un au-delà. Il est donc important de justifier l’existence de la matière et de penser le sensible dans le projet même du dieu.

Guilhemette de Chefdebien, titulaire d’un DEA, enseigne à l’IPC la Philosophie ancienne et la dialectique.

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